[Depuis Monaco]
Au bout d’un play-in maîtrisé contre le Barça, la Roca Team s’est qualifiée pour les play-offs d’EuroLeague. Un rendez-vous qu’elle n’aura donc jamais manqué en cinq saisons. Une dernière aventure pour ce groupe exceptionnel qui s’offre la fin qu’elle mérite.
Il jouait leur saison sur 40 minutes. Leur dernière saison tous ensemble. Alors en 40 minutes, les Monégasques ont offert un florilège de tout ce qu’ils savaient faire. « Si c’est la dernière danse, faisons en sorte que ce soit la plus belle », lançait, en poète, Manuchar Markoishvili. « Mais je ne pense pas à cette dernière danse, reprenait l’entraîneur intérimaire. Je ne pense qu’à aujourd’hui et ce que je peux vous dire aujourd’hui, c’est qu’on est en Playoffs ! » En sortant de Gaston-Médecin, vendredi soir, après la victoire dans ce play-in décisif contre le Barça, on a vu la Roca Team.
On a vu des shoots impossibles de Mike James, chaud bouillant dans les matchs à enjeu comme il sait le faire. On a vu Alpha Diallo digne d’un défenseur de l’année, Blossomgame se dépasser jusqu’à même faire office de MVP, Kevarrius Hayes se jeter à terre. On a vu Strazel assurer à la mène, preuve du nouveau statut qu’il a conquis saison après saison sur le Rocher. On a vu Okobo répondre présent dans le 4e quart. On a vu le soldat Tarpey, revenant inespéré jouer les héros sur le 2e quart…
AU RENDEZ-VOUS, COMME TOUJOURS
On a vu des guerriers, des chiens enragés sur le terrain. On a vu un parquet imbibé de sueur. « Il y avait une défense niveau playoffs ce soir », en témoignait Manuchar Markoishvili. La Roca Team a concentré sur 40 minutes tout ce qu’elle nous a offert de mieux ces dernières années. Face au Barça, elle a transpiré un fighting spirit qu’aucune autre équipe en EuroLeague n’avait aussi bien montré qu’elle ces cinq dernières années. « On a tellement de gars avec du talent. Mais on a aussi tellement de gars qui peuvent donner 110, 115, 120 % sur le terrain. L’équipe fonctionne bien comme ça. Tout le monde connaît son rôle et chacun s’appuie sur les autres », louait Terry Tarpey à la sortie.

Et même dans le trou d’air du 3e quart-temps, on revoyait cette Roca Team qui n’a pour meilleure ennemi qu’elle-même, lorsqu’elle tombait dans la précipitation et du hero ball abusif. « Cette saison était un peu compliquée mais on est resté ensemble, soulignait Terry Tarpey. On se disait ‘les gars c’est que nous, ça ne dépend que de nous’. Donc on va chercher chaque match, chaque panier, chaque rebond. » Et les Monégasques se réveillaient à temps. Elie Okobo et Mike James assumaient leurs responsabilités dans le dernier quart, et venaient soulager Gaston-Médecin par quelque shoots de grande classe dont ils sont capables. Plus largement, chacun des Roca Boys jouait sa partition à merveille.
La Roca Team ressortait vainqueure d’un money-time étouffant comme elle en a connu tant de fois. Roca Team secouée, mais vivante, encore. Et donc, fidèles à ce qu’il nous ont offert toutes ces années, les Monégasques n’achèveront pas leur saison sans que le frisson des play-offs ne vienne faire vibrer le Rocher. « Ce parcours paraissait très difficile, parfois même impossible, retraçait Manuchar Markoichvili après la rencontre. Mais grâce à tout l’investissement de l’organisation, de la Principauté, les joueurs ont continué à y croire, ont continué à se battre pour quelque chose de plus grand que ce qui était possible. Je suis vraiment fier des gars. »
En quart de finale, les hommes de Manuchar Markoishvili partent croiser le fer avec l’Olympiakos, un adversaire qu’ils connaissent bien. Cette saison, il y aura eu des doutes, plus que les autres années. Mais cette saison, comme toutes les autres, l’AS Monaco vient s’assoir à la table du top 8 de l’EuroLeague.
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