[Depuis Athènes]
Il y a trois ans, Sergio Llull crucifiait l’Olympiakos à la dernière seconde de la finale, par son shoot iconique au-dessus de la tour Mouss Fall. Un traumatisme encore bien vifs pour les Reds et leur supporter. En ce moi de mai 2026, le Pirée retrouve enfin la finale de l’EuroLeague… mais sur leur route, se trouve encore le Real Madrid de Sergio Llull. EuroLeague France a pu questionner le briscard espagnol à la veille de cette finale, la 8e pour lui (!).
Avez-vous rêvé de votre shoot de la finale 2023 cette nuit ?
Cette nuit ? Non, tous les soirs j’en rêve, tous les soirs. (rire) C’est un shoot que je n’oublierai jamais. Je me sens privilégié parce que c’est un rêve pour tous les joueurs de mettre un shoot pour remporter un titre comme l’EuroLeague, pour tout ton club. C’est un souvenir que j’affectionne tout particulièrement.
Le cadre est à la maison ?
On m’a offert la photo, oui, et le cadre qui va avec. C’est un shoot qui a fait le tour du monde sur le moment et qu’on aime ressortir à chaque Final Four. C’est un très bon souvenir, que je garderai pour toujours.
A quoi vous attendez-vous pour la finale de ce dimanche ?
Demain ce sera une partie avec le public totalement en contre. C’est une nouvelle pression. C’est le pire moment de cette saison pour avoir autant de blessés. Mais au-delà de le considérer comme une excuse, il faut le considérer comme une motivation pour essayer de gagner avec ces adversités et de gagner pour ceux qui ne peuvent pas y être. Nous allons donner la meilleure version de nous-mêmes pour avoir des chances de gagner. C’est l’ADN de Real Madrid.

Fabien Causeur a twitté « il n’y a pas d’équipe plus dangereuse qu’un Real outsider »…
Fabien sait de quoi il parle. Personne ne nous a donné comme favoris ces derniers mois. Beaucoup ne nous mettaient pas au Final Four, ni dans la finale. Et je crois que personne ne nous voit gagner l’EuroLeague. Mais nous savons ce que nous pouvons faire. Nous savons aussi que nous avons une opportunité devant nous. Tu ne sais jamais quand sera le dernier Final Four que tu pourras jouer. Donc c’est une bonne raison pour tout donner.
Vous êtes une figure d’expérience dans ce groupe, comment transmettez-vous cette expérience ?
J’essaie de parler dans le vestiaire, d’expliquer comment sont ces finales, comment se présente le match. Nous savons ce qu’est le Real Madrid, ce que nous devons porter avec cette veste. Et demain, je suis sûr que l’effort, le sacrifice sera immense. On peut gagner en faisant beaucoup de choses bien.
Ce dimanche sera votre 8e finale d’EuroLeague : comment l’appréhendez-vous par rapport à la première ?
C’est différent. Quand tu acquiers cette expérience au cours des années, tu n’es pas si nerveux. Et tu essaies de transmettre la tranquillité à tes coéquipiers.




















