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ITV Mam Jaiteh : « Mon corps m’a fait ressentir qu’il avait besoin de se reposer », l’intérieur français se livre sur sa blessure

Dans la foulée d'une saison à rallonge, Mam Jaiteh s'était rompu le tendon d'Achille, en septembre dernier. (Photo AS Monaco basket)

Sept mois après sa blessure, Mam Jaiteh sort du silence. Le big man courage de l’AS Monaco au Final Four, puis de l’équipe de France à l’Euro avait vu son corps dire stop le 18 septembre dernier. Lors de son deuxième match de pré-saison avec son nouveau club de Dubaï, l’intérieur français avait subi une rupture du tendon d’Achille, le tenant éloigné des parquets toute la saison. Alors qu’il vise un retour pour le lancement de la saison prochaine, Mam Jaiteh est revenu pour nous sur sa blessure et l’expérience de sa saison blanche. Entretien.

Lorsque tu te blesses en septembre, lors d’un match amical contre le CSKA Moscou, qu’est-ce qui te vient en tête en premier ?

En fait, c’est très bidon, mais il a fallu que je réalise que j’étais blessé. C’est ça la première réaction, je me suis dit : ’’je suis blessé’’. J’ai senti mon corps qui s’est relâché totalement. En tant qu’athlète, on est continuellement sous une certaine tension. Lorsque j’ai réalisé que j’étais blessé, toute cette pression est retombée.

Comment as-tu réagi ?

En tant que croyant, je me dis que si cette blessure arrive, c’est que ça devait arriver, et qu’il y a un plan derrière. Je ne me suis pas inquiété. J’étais assez positif. J’étais blessé, donc je me suis dit que j’allais devoir profiter de ce temps-là. La meilleure manière de mettre à profit cette blessure, c’est de regarder beaucoup de basketball, de me préparer sur des choses que je n’ai pas le temps, en général, de faire.

Au moment de la blessure tu sortais d’une saison pleine avec Monaco et d’un Euro avec l’Equipe de France, avant d’enchaîner sur cette présaison avec Dubaï sans pause…

Ça a dû être un trop plein pour moi. Quelque part, mon corps m’a fait ressentir qu’il avait besoin de se reposer. C’est comme ça que j’ai pris la chose. Et si j’avais dû choisir un moment pour me blesser, c’était là. Évidemment, on souhaite que ça n’arrive jamais, mais c’était le moment le plus propice pour moi. Les autres années, une blessure m’aurait fait rater des opportunités. Là, cette blessure n’a pas de conséquence sur ma situation actuelle et sur mon futur. C’est ce qui m’a permis de relativiser.

Mam Jaiteh, ici lors de la finale d’EuroLeague contre le Fenerbahçe. (Photo AS Monaco Basket)

Est-ce que l’accumulation des matchs est un poids ?

Ce n’était un poids car on ne s’en rend pas compte. Sur le coup, on joue. Et il y a des choses plus graves que le basket dans le monde, il faut quand même relativiser. Ce n’est pas un poids, c’est juste l’accumulation des efforts. Ce qui est aussi difficile, c’est qu’en Europe, chaque match est le match le plus important de la saison. On ne joue aucun match à la légère. Entre ma saison avec Monaco, et l’Euro avec l’équipe de France, je n’ai pas eu de coupure. Sur chaque compétition, l’enjeu est incroyable. Je n’ai pas eu le temps de digérer la défaite à l’Euro. Le lendemain, j’étais reparti à Monaco pour faire mes valises. Un jour plus tard, je partais à Dubaï et deux jours après, j’étais sur le terrain. Émotionnellement, il n’y a aucun moment où tu prends le temps de souffler. Il n’y a pas de répit.

« Le corps humain n’est pas prévu pour une telle quantité. »

Justement, tu penses qu’il y aurait quelque chose à changer à ce niveau-là ?

Je pense que c’est un problème que les saisons soient aussi longues. Le corps humain n’est pas prévu pour une telle quantité, ça c’est factuel. La dose et le rythme sont trop élevés pour le corps. On est au-delà de la limite. Le sport de haut niveau implique toujours de repousser les limites et d’aller toujours plus loin, c’est comme ça que ça marche. Maintenant, le souci, c’est qu’en demandant moins, il faudra aussi accepter des salaires moindres. Car il faut être lucide, le principal guide, c’est le côté financier. En tant que joueur, on est les premiers heureux d’être rémunéré le plus possible. Je pense qu’il y a un juste milieu à trouver entre la santé des joueurs, le business, et aussi les fans. Car l’avantage de l’EuroLeague pour les spectateurs, c’est que chaque match est extrêmement important. Mais pour nous ça implique d’être à 100 % tout le temps. Quand tu regardes les équipes, tout le monde a été blessé à un moment ou un autre dans la saison.

[À lire sur le sujet : « Le corps a ses limites » : les joueurs à l’épreuve des calendriers surchargés]

Quel souvenir gardes-tu de l’Euro avec l’équipe de France où tu avais été très responsabilisé ?

C’était très important pour moi de vivre ça. J’avais déjà connu un Euro, en 2015, mais dans un contexte où je n’étais pas impliqué. Là, j’ai pu vivre l’expérience pleinement et ça a été pour moi un grand moment. Malgré les résultats qui n’ont pas été à la hauteur, j’en ressors sans forcément avoir de regrets. C’est pour ça que j’ai vite relativisé sur ma blessure. J’ai l’impression que j’ai pu aller jusqu’au bout de ce que je voulais et que mon corps est arrivé au bout de ce que j’étais en mesure de pouvoir faire, tout simplement.

« Je n’ai pas eu le temps de digérer la défaite contre la Géorgie. » (Photo Eurobasket)

Comment le club de Dubaï t’a-t-il accompagné après ta blessure ?

J’ai été très bien accompagné par mon club. Le GM m’a dit : ‘’on sera là avec toi. Tu vas revenir l’année prochaine comme si de rien n’était.’’ Donc j’ai commencé à avoir une mentalité positive pour m’aider à avancer. Je ne veux pas revenir comme le joueur que j’étais. Mon but, c’est de revenir en étant un joueur différent, avec quelque chose en plus. Cette mentalité m’a permis de ne pas être abattu. À aucun moment, je me suis apitoyé sur mon sort. Au contraire, j’étais tout de suite tourné vers l’avant.

Le club a d’ailleurs pris la décision de te prolonger jusqu’en 2028…

Quand mon agent m’a prévenu que le club voulait me prolonger, je n’y ai pas cru. Quand je me blesse, je n’avais fait qu’une semaine avec l’équipe. Il y avait même des gens du staff dont je ne connaissais pas encore le nom. Mais ils voulaient me montrer qu’ils avaient aimé ma manière d’être. Ils ont vu mon expérience et mon état d’esprit. Maintenant, ils se voient à long terme avec moi. Pour moi, c’est un geste qui n’existe quasiment pas dans le sport de haut niveau. Ça m’a tout de suite donné un supplément de motivation pour revenir avec cette équipe-là, encore plus fort.

« Dubaï est un endroit qui coche toutes les cases. » (Photo Dubaï BC)

Comment se passe ta rééducation ?

J’en suis très content. On est plus ou moins à la moitié du processus. Il y a forcément un peu d’impatience. Mais je suis content parce que j’ai des journées pleines. Je suis bien entouré par le staff et je travaille énormément, surtout sur la musculation.

Comment tu vies cette période loin des terrains ?

Je me sens comme un spectateur aux premières loges. Quand tu joues, tu ne peux pas te rendre compte de tout. Là je me rends compte de ce qui se passe autour et de comment font les joueurs forts ou même les moins forts, parce qu’on apprend de tous. Je vois comment ils abordent les matchs. Ce temps me permet de comprendre cette notion psychologique. C’est vraiment intéressant de voir ça.

Fin mars, les Émirats ont été touchés par des bombardements iraniens. Avez-vous eu peur ?

Le premier jour, on a entendu le bruit des missiles. Ce sont des bruits effrayants. On était surpris, pas rassuré. On se demandait surtout à quel point c’était grave parce qu’on était perdu entre vraies infos et fake news. C’était difficile de savoir ce qui se passait réellement. C’est ça qui créait le plus la confusion aux Émirats. Mais le club a été extrêmement professionnel. Quelques jours après, ils ont fait en sorte qu’on puisse évacuer avec nos familles.

[À lire sur le sujet : ITW Jerry Boutsiele : « Ils pourraient racheter l’EuroLeague et les clubs avec sans problème », le Dubaï BC raconté par le Frenchy]

Dubaï se voit à long-terme avec toi. Toi, comment vois-tu la suite ?

Le but c’est de m’installer ici dans la durée, car je vois comment les choses se passent. L’équipe a de grosses ambitions. Pour moi, c’est un endroit qui coche toutes les cases. Je n’ai pas de raison de chercher autre chose. Maintenant, je vais chercher à m’intégrer sur le terrain du mieux possible et ensuite, j’espère qu’on pourra se projeter encore mieux sur l’avenir.

Raphaël Habrard

Journaliste pour EuroLeague France. Fan de l'Olympiakos et de Mathias Lessort. Fan de l'Asvel et des clubs français qui marchent bien en EuroLeague. T'façon le basket c'est de l'art.

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