[Depuis Athènes]
Pour son premier Final Four après avoir rejoint le Real Madrid l’été dernier, Théo Maledon a montré toute l’étendue de son talent et a su répondre présent. Malgré la défaite en finale, le Frenchy a confirmé qu’il avait le niveau pour évoluer au plus haut niveau européen.
Ce maillot là n’a pas le même poids que les autres. Mais Théo Maledon a prouvé qu’il avait les épaules suffisamment solides pour porter la tunique du Real Madrid sur les sommets du basket européen. Parti de l’Asvel, l’été dernier, l’arrière permettait à la Maison Blanche de renouer avec sa tradition française, et celle-ci, comme un hasard retrouvait les hauteurs du classement, après une campagne 2024-2025 décevante.
Outsider toute l’année, les Madrilènes ont gravi les marches une par une, et se trouvaient même à un tir d’Andres Feliz près de choquer l’Europe et de créer un exploit monumental en terres athéniennes. « Il y avait une confiance ultime qu’on avait tous dans ce vestiaire. On était conscient qu’on pouvait créer cette exploit. On y a cru pendant 35 minutes, on était tout proche. Je suis fier de la manière avec laquelle on s’est battu, fier de comment on a représenté le Real Madrid », acceptait de répondre, la tête haute, notre Frenchy en quittant le parquet dimanche soir, malgré la déception. Preuve d’une grande maturité.

Neuf mois durant, Maledon s’était montré à la hauteur de l’enjeu, enchaînant les belles perfs en saison régulière, jusqu’à ce Final Four plein de promesse. « Rejoindre le Real a été bénéfique pour moi, confiait-il la veille de sa demi-finale contre Valencia. Pouvoir jouer avec comme but principal de gagner, et me faire sortir si jamais ça ne marche pas, ça m’a aidé à devenir un meilleur joueur. J’impacte les matchs d’une meilleure manière. »
« C’EST JUSTE LE MAILLOT »
Héroïque à l’image de son équipe, le Rouennais de 24 ans bouclait son week-end à 10 points de moyenne sur les deux matchs en sortie de banc. Un apport précieux pour les siens. « Je me suis senti plutôt bien sur cette finale, donnait-il comme première impression après la défaite. C’est dur parce qu’on a fait le nécessaire pour être dans le match, c’est dur de laisser filer le match comme ça. »
Pour son premier Final Four, l’ancien Villeurbannais n’a pas paru impressionné. Au début du 4e quart-temps, alors que l’Olympiakos venait de reprendre l’avantage, il inscrivait un gros tir longue-distance pour remettre son Real devant au score et mettre un coup de clim’ dans la salle. « C’est quelque chose qui est très rare. Les conditions du match étaient incroyables. Avec des supporters comme ça, en Grèce, dans une belle salle… Je suis très reconnaissant de l’avoir vécu. C’est encourageant. C’est frustrant bien sûr, mais maintenant il faut terminer la saison de la meilleure des manières. »
En rejoignant le Real Madrid, Théo Maledon a pris une autre dimension, et ce Final Four à Athènes n’était qu’un avant-goût de la suite. L’histoire et la tradition de la Maison Blanche commencent à peine à déteindre sur son jeu. « C’est juste le maillot… On joue pour ce maillot, on joue pour les fans. C’est dans l’ADN de Madrid de ne jamais rien lâcher », nous lâchait-il après la finale, avant de nous laisser. Et avec un tel maillot sur ses épaules Théo Maledon risque de revenir très vite pour jouer ces rencontres où un titre est en jeu.




















