Sous la tunique de l’Olympiakos, Frank Ntilikina va découvrir le Final Four pour la première fois. Face à un Fenerbahçe qui impose sa densité physique, le meneur, connu pour ses qualités défensives, aura une carte à jouer. Entretien à la veille de la demi-finale.
[Depuis Athènes]
L’Olympiakos est un habitué du Final Four, mais pour toi, ce sera une grande première. Comment te sens-tu à la veille de cette demi-finale ?
Bien. Je suis content d’être ici. Etre au Final Four, c’est l’objectif que tout le monde a en EuroLeague. On a bien travaillé cette année pour finir premier de la saison régulière, on a fait une belle série de play-offs, donc on est contents. Mais le travail n’est pas fini. C’est un événement qui est spécial. La salle est belle. On voit les logos. On sent aussi la tension en dehors, la présence des fans, les médias… C’est ce pourquoi on joue en tant que basketteur. Je suis juste content d’être ici, mais ce n’est pas tout. Maintenant, il faut se donner pour aller gagner.
Le Fenerbahçe est un adversaire qui impose une grosse densité physique, ce qui correspond à ton profil. Tu auras un rôle important à jouer…
Bien sûr, je suis prêt. Mais c’est toute l’équipe. C’est l’événement. On joue potentiellement deux matchs couperets pour arriver au but ultime. Ce sera un combat. Le Fener a montré cet aspect physique toute la saison, on ne peut pas s’attendre à autre chose pour ce match.
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On est à l’OAKA Arena, l’antre de l’ennemi juré le Panathinaïkos. Est-ce une motivation supplémentaire que de venir soulever le trophée chez le rival ?
On en parle de temps en temps… Enfin, pas entre nous, mais on en entend parler. On est à Athènes, on est à la maison, juste, dans l’autre salle. En arrivant ici, on est plus concentré sur notre objectif qui est de gagner.
L’absence du Panathinaïkos pour ce Final Four change-t-elle quelque chose pour vous ?
Pour être honnête, on est vraiment concentrés sur notre chemin. Des fans de l’Olympiakos ont pu se satisfaire de l’élimination du Pana, mais nous, en tant que joueurs, notre objectif est de gagner. C’est la seule chose sur laquelle on se concentre.
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Ces dernières années, tu as connu le Madison Square Garden de New York, puis les fans du Partizan… les supporters de l’Olympiakos seront plus que jamais présents pour ce Final Four, où tu les situes par rapport aux autres ?
Ils sont là-haut. Comme au Garden, comme à Belgrade. Jouer dans des ambiances comme ça, c’est énorme. C’est une autre chose pour laquelle je suis content. Je suis excité. Demain, ça va être un gros match, une belle ambiance et des souvenirs à écrire.




















