Pour la première fois dans l’ère moderne de l’EuroLeague, les quatre séries des quarts de finale en sont à 2-0 au bout de deux matchs. Un manque de suspense regrettable… Le Final Four est-il déjà dessiné ?
Olympiakos face à Monaco, Panathinaïkos face à Valencia, Real Madrid face à l’Hapoël Tel-Aviv et Fenerbahçe face au Zalgiris : les quatre séries de play-offs de cette cuvée 2026 nous présentaient le même schéma. D’un côté, un monument de l’EuroLeague, habitué à aller presque chaque année au Final Four ; de l’autre, une surprise, une belle histoire de cette saison venue apporter un vent de fraîcheur dans les phases finales.
Mais la loi des play-offs est impitoyable et l’EuroLeague reste un monde où les hauteurs échappent aux novices. De ces confrontations serrées et indécises sur le papier, il ne reste plus rien après la première semaine. Pour la première fois dans l’histoire moderne de l’EuroLeague, les quatre séries des quarts de finales en sont à 2-0 au bout de deux matchs.
La foudre de l’expérience a ainsi frappé ce Valencia surprenant, ce Zalgiris impétueux, cet Hapoël armé de star, et ce Monaco qui s’avançait pourtant en bête noire de l’Olympiakos. Les petits poucets se prennent le mur et se retrouvent déjà au bord de l’élimination, face à leurs limites. Limite d’expérience donc pour le Zalgiris, Valencia et l’Hapoël. Limites physiques pour Monaco qui, au contraire des trois autres, connaît pourtant bien la route vers le Final Four. Mais au bout d’un moment, le corps humain ne peut plus suivre l’envie.
DES MATCHS EN MANQUE DE SUSPENSE
Au delà de ces 2-0, c’est la différence de niveau sur chaque rencontre qui marque. Sur ces play-offs, l’écart moyen à la fin du match est de 13,5 points (17,5 si on exclue le Pana-Valencia). Monaco a pris 51 points en cumulé sur les deux parties au Pirée, l’Hapoël Tel-Aviv a encaissé une défaite de 27 points sur le parquet du Real au Game 2. Un manque de suspense flagrant qu’on peut forcément regretter pour des phases finales.
Pour chaque série, nous trouvons d’un côté, une équipe en mission pour le titre final et, de l’autre, une équipe pour laquelle ‘’c’est déjà bien qu’elle soit là’’. Forcément, sur le terrain, la différence se voit.

Jusque là, une seule série nous tient en haleine le temps des rencontres : Valencia – Pana. Les Espagnols font de la résistance, mais se sont montré trop justes pour l’emporter, en jouant pourtant devant leur public et face à une équipe sortie de play-in. Crucifiés par Nigel Hayes-Davis, deux matchs – peut-être qu’un – les attendent désormais dans l’enfer d’Athènes la semaine prochaine. Bon courage à eux.
Ces play-offs sonnent finalement comme un retour à la réalité, après une saison régulière de tous les possibles. Nous sommes en EuroLeague : à la fin, c’est toujours les mêmes équipes qui s’invitent au Final Four. A Athènes, Olympiakos, Panathinaïkos, Fenerbahçe et Real Madrid se disputeront sûrement le titre. Nous sommes en EuroLeague, c’est toujours les même qui gagnent.
UN FINAL FOUR DE GALA
Il reste encore une semaine pour apporter un peu de folie à ces play-offs édition 2026. Qui pour inverser la tendance ? La fierté monégasque et la volonté de terminer cette magnifique aventure sur une autre note qu’un sweep brutal ? Le ferveur de la Zalgirio Arena et l’orgueil du MVP en puissance Sylvain Francisco ? L’expérience de Vasilije Micic pour offrir à l’Hapoël la première victoire de son histoire en play-offs d’EuroLeague ? Valencia, sur un miracle pour faire taire l’OAKA, déjà apprêtée pour le dernier carré ?
En attendant, on se dirige tout droit vers un Final Four Oly-Pana-Fener-Real. Des têtes bien connues, trop connues peut-être. Mais le quatuor reste un plateau de rêve et forme un sacré cocktail explosif quand un titre est en jeu. D’autant plus lorsqu’il se dispute à Athènes… Une fête immense du basket européen se prépare. Est-ce qu’un petit poucet sera en mesure de la gâcher en prenant la place de l’un de ces quatre invités de légende ?






















