[Depuis Athènes]
Alors qu’il a commencé le basket à 17 ans, et qu’il y a encore quatre ans il évoluait en Pro B, Neal Sako s’apprête à vivre son premier Final Four d’EuroLeague avec Valencia. Surprenant comme son club, le pivot français s’est confié lorsque nous l’avons rencontré à la veille de sa demi-finale contre le Real Madrid.
Quel est ton sentiment au moment de jouer ton premier Final Four ?
Pendant longtemps, le Final Four, ça ne représentait pas grand-chose pour moi parce que je faisais du tennis. Après, quand j’ai commencé le basket, je pense que j’ai réalisé l’importance de l’événement. Depuis que je suis dans le monde du basket (il a commencé le basket à 17 ans), je sais que c’est un événement qui est très suivi. On voit le nombre de journalistes. Moi, je n’ai jamais vu ça pour un match de basket dans lequel j’ai joué. Donc, c’est bien. Maintenant, on va se concentrer sur le match. Parce qu’au final, ça reste juste un match.
En 2022, tu jouais au Champagne Basket en Pro B. Aurais-tu cru te retrouver au Final Four de l’EuroLeague quatre ans plus tard ?
Oui, je pense que j’aurais pu le croire. Je pense que j’aurais pu le croire, parce que j’ai toujours voulu jouer au plus haut niveau depuis que j’ai commencé le basket. C’est sûr que j’aurais été un peu surpris, mais en tout cas, j’y aurais cru, c’est sûr.
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Valencia est l’équipe surprise de l’année. Comment expliques-tu ce phénomène ?
C’est clair qu’au début d’année, lors des prédictions, personne ne nous voyait aussi haut. Arriver à aller en play-off, puis passer les play-offs. C’est sûr que c’est surprenant. Après, on travaille beaucoup. On a quasiment que des bons gars et le groupe vit bien. Tout le monde est vraiment prêt à se sacrifier pour l’équipe, pour arriver à un objectif commun : gagner le plus de matchs possible. On espère que la surprise va continuer à produire son effet.

Vous venez de gagner deux matchs dans cette Oaka Arena, vous la connaissez bien…
C’est clair (il rit). Franchement, ce n’était pas facile. On savait qu’on avait des chances quand même de gagner au moins un match. Déjà, pendant la saison régulière, on avait gagné ici. Et les deux premiers matchs de la série à Valence : ils ont gagné d’un point sur le match 1, puis sur un buzzer-beater au match 2. Donc, en termes de basket, on savait que c’était serré, voire même qu’on était légèrement au-dessus d’eux, collectivement. Mais bon, on s’attendait pas forcément, je pense, à gagner les deux matchs, même si on l’espérait.
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Comment s’est passée ton adaptation en arrivant ici ?
Il y a pas mal de choses qui étaient un peu différentes de ce que j’avais pu connaître avant. Mais le style de jeu me convenait. Donc, j’ai trouvé mes marques petit à petit. Le challenge était aussi de jouer avec des nouveaux porteurs de balle, car, en tant qu’intérieur, on dépend beaucoup d’eux. Je continue d’apprendre à connaître mes coéquipiers sur et en dehors du terrain. Les meilleures équipes, ce sont celles qui se connaissent depuis très longtemps. C’est comme ça qu’il y a des connexions qui se créent, des détails qui se voient dans les moments importants.
Votre jeu fait beaucoup penser au Paris Basketball de la saison dernière. C’est le basket moderne ?
Exactement : on a un jeu très moderne, malgré que notre coach soit très expérimenté. Ce style de jeu, Valencia le pratiquait déjà l’année dernière en étant l’équipe la plus rapide d’Eurocup. Cette année, ils ont continué avec la même base de joueurs et le même coach. On joue très vite, on prend beaucoup de tirs en première intention, notamment à trois points… On retrouve un peu de l’ADN Bonn/Paris-Basket. C’est intéressant de jouer un basket comme ça.
Que change l’absence de Walter Tavares dans le camp d’en face, pour vous, pour toi ?
C’est clair que c’est un joueur très important pour eux, donc ça change forcément quelque chose. Mais je me méfie toujours d’une équipe à qui il manque un ou deux joueurs, parce que ça change leur équilibre. Il y a des joueurs qui peuvent prendre feu avec plus de minutes ou un rôle un peu différent, on ne sait pas. Ce qu’on sait, c’est que ça reste le Real, et que c’est une grosse équipe. On prend note de l’absence de Tavares, mais on ne fait pas un focus sur ça.
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