Hors-course en EuroLeague et à la peine sur les compétitions nationales, le Paris Basketball a décidé de se séparer de son jeune entraîneur Francesco Tabellini. Le technicien italien restera comme le premier coach à n’avoir pas su faire progresser le club de la capitale.
Ses deux prédécesseurs avaient quitté Paris pour exporter leurs talents en NBA. Pour Francesco Tabellini, la porte de sortie n’aura pas la même allure. L’entraîneur italien ne verra donc pas la fin de sa première saison dans la capitale. Pour la première fois de sa jeune histoire, le Paris Basketball se sépare de son coach en cours de route.
Pour la première fois, aussi, le club fondé en 2018 connait un coup d’arrêt dans son ascension éclaire. Une redescente même. Tuomas Iisalo avait amené le club en EuroLeague, Tiago Splitter l’avait amené en playoffs d’EuroLeague… Cette fois le Paris Basketball goûte à une saison européenne sans l’adrénaline du sprint final. Cette fois le Paris Basketball fera moins bien que la saison précédente.
C’est même bien avant l’arrivée du printemps que le champion de France 2025 a vu s’envoler ses rêves de playoffs ou play-in. Il y a d’abord eu cette série de 10 défaites en 11 matchs entre novembre et décembre. Puis cette mauvaise passe fin janvier, avant la cruelle défaite, pour deux petits points, face au Fenerbahçe début février qui mit fin à tout espoir de phase finale.

Dans le même temps, Paris prenait la porte dès son entrée en lice en Coupe de France comme en Leaders Cup. La folle dynamique qu’entretenait le club, année après année, en prend un coup. Francesco Tabellini est ainsi devenu le symbole de cet échec du Paris Basketball version 2025-2026.
LE PARIS BASKETBALL N’A PAS LE TEMPS
Débauché au modeste club de Nymburk en République Tchèque, Francesco Tabellini n’aura jamais réussi à trouver la solution en France. Jamais cette saison le Paris Basketball n’a réussi à basculer dans cette même folie qui avait fait son succès sur les deux dernières campagnes.
Pourtant, l’envie était là. La patte Tabellini semblait s’inscrire dans la parfaite continuité. Le jeu se débridait, les rotations s’enchaînaient… mais l’intensité défensive n’était plus. L’ordre manquait dans ce « chaos organisé » mis au jour par Iisalo et qui avait conduit Paris sur les sommets. Dans une EuroLeague encore plus relevée, Tabellini n’aura jamais trouvé la recette.
Il faut dire, les ingrédients à sa disposition n’étaient pas vraiment les mêmes. Au contraire de Splitter, Tabellini n’a pu, en débarquant à Paris, bénéficier des bases laissées par son prédécesseur. Le général TJ Shorts et ses soldats Ward, Malcolm, Jantunen, Hayes partis vers d’autres cieux, le technicien italien avait pour lourde tâche d’entretenir la flamme. D’accomplir des miracles en somme, avec un groupe privé de son 5 majeur, renouvelé à moitié, et qui a pour leader un jeune de 23 ans.
Loin d’être facile, pour un homme qui officie en tant qu’entraîneur principal depuis trois ans seulement. « On a essayé d’adopter une approche similaire à la saison dernière, mais c’est toujours difficile, nous confiait le capitaine Sebastian Herrera, à la mi-saison. Il y a beaucoup de nouveaux, ils essayent d’assimiler les systèmes, moi-même j’essaye d’assimiler les nouveautés propres au nouvel entraîneur. Ce n’est pas facile. »
Le potentiel du coaching Francesco Tabellini est indéniable, mais visiblement le Paris Basketball n’a pas le temps pour développer. À l’heure où le futur du basket européen se dessine doucement mais sûrement entre NBA Europe et EuroLeague, le club de la capitale doit aller de l’avant s’il veut monter à temps dans le bon train.




















